Il est indispensable d'avoir, sur la Shoah, une vue précise du point de vue de l'histoire. Les faits doivent parler. L'information sur l'histoire de la Shoah est le rempart contre les
approximations, les amalgames, les contre-vérités.
Le manque d'informations précises et une part trop grande laissée à l'émotion risquerait de laisser ouverte la porte au doute et au tentative de
négationisme.
Shoah est un mot hébreu qui signifie "anéantissement", mais aussi "cataclysme", "catastrophe". On le préfère en général à "Holocauste" impropre, bien que
répandu et plus anciennement utilisé, car très connoté religieusement celui-ci signifiant dans la Bible "sacrifice en l'honneur de Dieu", ne laissant subsister aucune trace
de la victime. A l'heure actuelle, seuls les pays anglo-saxons et leurs historiens continuent d'employer de préférence le terme d'Holocauste, ainsi que l'Organisation des Nations
Unies.
C'est dans le quotidien Haaretz que le mot hébreu « shoah » a été employé pour la première fois pour désigner les crimes nazis.
Le centre Simon Wiesenthal Europe Centre est une organisation internationale juive, comportant 440.000 adhérents, qui lutte pour les droits de l'homme. Fondé en 1977 à Los Angeles, où se trouve son siège, il tire des leçons de l'holocauste pour combattre les discriminations contemporaines. Le Centre est une ONG avec statut consultatif auprès des Nations Unies, de l’UNESCO, de l’Organisation des Etats Américains, et du Conseil de l’Europe. (Extrait de la présentation du site :Accéder au Site
Pour avoir un aperçu de la tragédie inouie constituée par la déportation massive des juifs d'Europe et leur extermination, nous vous suggérons de procéder à des recherches à partir des expressions suivantes : Shoah, Solution finale, Auschwitz, Majdanek, Sonderkommando, camps d'exterminations, procès de Nuremberg, Ghetto, Shoah par balles. (Il est important de se documenter pour s'approprier l'histoire. Nous attirons votre attention sur le fait que le négationisme est une triste réalité et qu'il est essentiel de vérifier, de croiser les informations.)
"Si j’avais pu ne pas nommer ce film, je l’aurais fait. Comment aurait-il pu y avoir un nom pour nommer un événement sans précédent dans l’histoire ? Je disais “la chose”. Ce sont des rabbins qui ont trouvé le nom de Shoah. Mais cela veut dire anéantissement, cataclysme, catastrophe naturelle. Shoah, c’est un mot hébreu que je n’entendais pas, que je ne comprends pas. C’est un mot court, infracassable. Un mot opaque que personne ne comprendra. Un acte de nomination radicale. Un nom qui est passé dans la langue, sauf aux États-Unis."
Un récit simple et poignant de Simone Lagrange. Elle fut déportée à l'âge de 14ans. Elle fut l'un des pricipaux témoins du procès Klaus Barbie. Son livre est préfacé par Elie Wiesel et postfacé par Bertrand Poirot-Delpech.Nous vous signalons : Un site personnel très documenté, sur la Shoah
Adolescente à AuschwitzExtrait : Auschwitz : "Mon premier drame, c'est quand on m'a enlevé mes cheveux ; voir toutes ces femmes nues. sans cheveux. sans poils, je ne me rendais pas compte que j'étais pareille. J'étais humiliée d'être immatriculée. A 86.24. Je me suis pincée jusqu'au sang, le quatre s'est à moitié effacé, ce furent mes premiers dix coups de schlague. On nous a dit : "Ici, on entre par la porte, on sort par la cheminée ", odeur douce, acre, amére. Je crains toujours de faire brûler un rôti, j'ai des souvenirs comme cela. « Je suis restée avec maman jusqu'au 23 août 1944. C'était la libération de Paris, c'est le jour où ma mère a été gazée. Les femmes faisaient la queue pendant trois heures: leurs enfants à la main, pour être gazées. Les chambres à gaz existent, elles sont griffées jusqu'au plafond."
"Le maximum d'informations pour le minimum d'encombrement". En Italie, il est considéré comme un classique. Il a le regard du scientifique, du naturaliste, ce qui le distingue des autres déportés, avec une écriture claire pour transmettre l'indicible.
Extrait d'une conférence de Daniela Amsallem.Lire le texte sur le site : Cercle d'étude de la déportation et de la Shoah
Un Sonderkommando, unité spécial, était constitué de détenus juifs qui se relayaient, contraints d'extraire les cadavres des chambres à gaz et de les brûler dans les crématoires et de disperser les cendres. Cinq textes écrits par des membres des Sonderkommandos, ont été retrouvés, enfouis dans le sol après la guerre. Ces textes et les minutes du procés de Cracovie qui se tint en 1946, constituent le principal de ce livre.
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